Normes électriques 2026 : ce que tout électricien doit savoir
Dans le secteur du bâtiment, l’électricité est un domaine en constante évolution. Entre normes de sécurité renforcées, transition énergétique, domotique et généralisation des véhicules électriques, les professionnels doivent impérativement rester à jour.
Depuis septembre 2025, la nouvelle version de la NF C 15-100 s’applique obligatoirement à tous les chantiers neufs ou en rénovation, apportant des changements majeurs que tout électricien doit désormais maîtriser.
La norme NF C 15-100 : le cadre de référence des installations électriques
Appliquée à toutes les installations électriques basse tension dans les bâtiments, la norme NF C 15-100 définit les règles de sécurité, de conception et d’installation. Elle encadre le nombre minimum de prises et circuits en fonction des surfaces, l’implantation des interrupteurs et éclairages, les protections différentielles et disjoncteurs adaptés, la mise à la terre et les volumes de sécurité dans les pièces d’eau, ainsi que la séparation des circuits courants forts et faibles.
Une évolution majeure de l’édition 2024 a complètement transformé la norme : elle n’est plus un document unique mais une série de 21 normes spécifiques, publiées en août 2024. Cette modularité facilite l’utilisation et permet des mises à jour ciblées et rapides selon les besoins de chaque type d’installation.
Une évolution de la norme désormais obligatoire
L’ancienne édition (datant de décembre 2002 avec ses cinq amendements) a cessé d’être applicable le 31 août 2025. Depuis le 1er septembre 2025, seule la version 2024 fait référence pour toutes les nouvelles installations, extensions ou modifications significatives.
La date à retenir pour déterminer la version applicable est celle du dépôt de la demande de permis de construire, ou à défaut la date de déclaration préalable de construction, ou la date de signature du marché.
Concrètement, tout projet démarré depuis septembre 2025 doit respecter la nouvelle norme.
Cette norme implique des compétences à maîtriser.
Infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE)
La norme exige désormais un circuit dédié pour la recharge, avec une protection différentielle de type A ou B selon les équipements. Les prises renforcées ou bornes doivent être certifiées conformes aux normes européennes. Ces dispositions s’appliquent dans les logements neufs, en pré-équipement ou avec installation immédiate.
Les bâtiments neufs doivent intégrer des circuits adaptés à l’installation future de bornes de recharge. Cela impacte la section des câbles, le dimensionnement du tableau et l’intégration dans le bâtiment. Pour les électriciens, c’est une compétence devenue incontournable.
Efficacité énergétique
Une nouvelle section consacrée à l’efficacité énergétique a fait son apparition, sous la référence NF C15-100-8-1. L’objectif est de favoriser la sobriété énergétique en apportant le niveau de service et de sécurité requis pour la plus faible consommation électrique possible.
La norme recommande désormais d’installer des dispositifs de mesure de consommation permettant le suivi en temps réel, ainsi que des systèmes de gestion intelligente pour optimiser les usages. Ces équipements deviennent progressivement un standard sur les chantiers neufs.
Installations photovoltaïques et production locale
Le paragraphe 551.7.2 de la norme NF C15-100-1 précise qu’un générateur peut être installé soit en amont de tous les dispositifs de protection d’un circuit terminal, soit en aval à condition de vérifier plusieurs conditions, notamment la tenue en courant des conducteurs.
À noter : il est désormais interdit de raccorder un panneau solaire via une simple prise murale (kits « plug-and-play »). Toute installation doit être reliée directement au tableau électrique par un professionnel qualifié, avec les protections adaptées. Cette règle vise à garantir la sécurité des installations et éviter les surcharges.
Domotique et automatisation
La norme prend désormais pleinement en compte les équipements intelligents. Les chantiers intègrent de plus en plus de solutions de gestion à distance comme les volets roulants connectés, les thermostats intelligents, l’éclairage piloté et les systèmes de surveillance.
Les installations télécoms, de sécurité ou d’accès (interphones, alarmes, contrôle d’accès) sont devenues la norme dans les bâtiments résidentiels et tertiaires.
Renforcement de la sécurité
Cette mise à jour apporte des améliorations significatives sur les exigences de sécurité, notamment au niveau du choix et du dimensionnement des câbles électriques. Certaines sections de câbles ont dû être augmentées et le choix des caractéristiques de certains câbles a été modifié.
Une nouvelle évaluation du risque foudre, par calcul, est prévue avec une adaptation des dispositifs de protection en fonction du niveau de risque. Les parafoudres sont devenus obligatoires dans certaines configurations, notamment pour les bâtiments alimentés par une ligne aérienne.
Pourquoi se former en 2026 ?
Plusieurs mois après l’entrée en vigueur de la norme, de nombreux électriciens constatent qu’ils doivent adapter leurs pratiques sur le terrain. Les erreurs ou les installations non conformes peuvent avoir des conséquences lourdes : refus du Consuel, retards de chantiers, voire mises en danger des occupants.
La montée en compétences est essentielle pour sécuriser les interventions, répondre aux appels d’offres exigeants, travailler sur des chantiers techniques (bâtiments intelligents, basse consommation) et anticiper les prochaines évolutions de la réglementation.
Les artisans qui investissent dans leur formation sécurisent leur activité, gagnent en valeur ajoutée et accèdent à des chantiers plus techniques et souvent mieux rémunérés.
La certification RGE, par exemple, reste indispensable pour intervenir sur certains projets bénéficiant d’aides publiques.
Ce qu’il faut anticiper pour demain
Les installations électriques doivent être plus intelligentes, plus économes et plus sécurisées. À horizon 2030, les artisans devront maîtriser le pilotage énergétique automatique (scénarios d’économie d’énergie), l’intégration des énergies renouvelables (photovoltaïque, pompes à chaleur, batteries de stockage), les interfaces utilisateurs connectées (applications mobiles, écrans, capteurs) et les normes de cybersécurité pour les équipements domotiques. La formation est donc indispensable !
Se former pour maîtriser les évolutions
Nous vous proposons plusieurs formations adaptées aux besoins des électriciens et des artisans du bâtiment, parmi lesquelles :
- Formation Norme NF C 15-100 dans l’habitat : mise à niveau sur les exigences 2025,
- Électricité, Domotique et DTU : comprendre l’intégration des systèmes intelligents,
- Formation Courant fort et Courant faible : maîtriser la séparation et la protection des circuits,
- Formation Interphonie : installer et paramétrer les systèmes d’accès,
- Motorisation – Automatisme : gérer les équipements connectés (volets, portails, etc.).
Ces modules sont accessibles aux électriciens, mais aussi à tout artisan souhaitant comprendre les bases électriques pour améliorer la coordination sur les chantiers.
Maîtriser les normes électriques est indispensable pour tout professionnel du bâtiment. En 2026, les exigences sont claires et les attentes clients élevées.
Les artisans qui investissent dans leur formation sécurisent leur activité et accèdent à des opportunités de chantiers plus techniques.
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