Habilitations électriques : une habilitation indispensable aux électriciens, plombiers-chauffagistes, menuisiers, peintres et serruriers - Ma formation bâtiment

Habilitations électriques : une habilitation indispensable aux électriciens, plombiers-chauffagistes, menuisiers, peintres et serruriers

L’habilitation électrique est la reconnaissance, par l’employeur, de la capacité d’une personne placée sous son autorité à accomplir, en sécurité vis-à-vis du risque électrique, les tâches qui lui sont confiées – Source : INRS.

Dans la démarche de délivrance de cette habilitation, la formation à la préparation de l’habilitation est indispensable. Cette formation à la prévention des risques a pour objectif principal d’apprendre aux professionnels du bâtiment concernés, à travailler en sécurité sur ou à proximité d’installations électriques pour leur propre sécurité, mais aussi celle des autres.

Elle est nécessaire pour :

  • Des opérations sur les installations électriques,
  • Des opérations d’ordre électrique ou non-électrique au voisinage des installations électriques,
  • Accéder aux locaux à risque particulier de choc électrique.

Il convient de différencier les habilitations électriques pour électriciens des habilitations électriques pour non-électriciens.

1.Habilitations électriques pour électriciens

Cette habilitation électrique pour électriciens concerne principalement les électriciens et dans certains cas, les chauffagistes ayant de solides compétences en sécurité. Cette habilitation regroupe 4 types d’intervention :

  • B1 et B2 : exécutant ou chargé de travail sur les ouvrages ou installations électriques en basse tension (créer ou modifier une installation électrique, remplacer une armoire électrique…).
  • BR : intervention générale d’entretien ou de dépannage sur une installation alimentée en basse tension (rechercher des pannes, remplacer les matériels défectueux, créer une ligne sur une installation existante…).
  • BC : consignation (consigner une installation électrique, c’est-à-dire mettre hors tension une installation sur laquelle des personnes vont réaliser des travaux électriques).

L’habilitation électrique pour électriciens peut également concerner les menuisiers, notamment lorsque ceux-ci doivent créer une ligne dans un tableau électrique dans le cadre d’un raccordement de volet roulant.

2.Habilitations électriques pour non-électriciens

L’habilitation électrique pour les professionnels du bâtiment non électriciens concerne quasiment tous les métiers du bâtiment qui sont confrontés au risque électrique sur leurs chantiers. Cette habilitation regroupe 3 types d’intervention :

  • B0 : travail à proximité d’installations électriques en basse tension (peindre autour d’une prise ou d’un interrupteur, réaliser un trou dans un mur…).
  • H0 : travail à proximité d’installations électriques en haute tension (entrer dans un local haute tension pour réaliser de petits travaux de maçonnerie…).
  • BS : intervention élémentaire sur des circuits terminaux alimentés en basse tension (remplacer et raccorder des chauffe-eau ou volets roulants sur des fils en attente, remplacer à l’identique un socle de prise de courant ou un interrupteur…).

Ces habilitations électriques pour électriciens et non-électriciens répondent aux exigences de la norme NF C18-510.

L’attribution de cette habilitation électrique se fait par l’employeur au salarié de l’entreprise. Elle est attribuée selon le type d’activités effectuées par le professionnel du bâtiment, le rôle de celui-ci, la nature des activités, le type et les caractéristiques des installations et, les conditions de réalisation des travaux.

Une fois cette habilitation électrique obtenue, celle-ci est renouvelable tous les 3 ans. Il sera nécessaire pour le professionnel du bâtiment, disposant de l’habilitation électrique, de bénéficier d’un suivi individuel renforcé obligatoire. Cela passe par un examen médical d’aptitude qui sera réalisé par le médecin du travail, et qui ne peut dépasser 4 ans. Une visite intermédiaire par un professionnel de la santé du travail a également lieu 2 ans plus tard suite à la visite auprès du médecin du travail.

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